Sans être un Sommelier professionnel, ouvrir une bouteille de vin d'un certain niveau devant des amis pour un dîner à la maison nécessite quelques étapes incontournables que tout le monde peut mettre en pratique.
Avant tout, commencez par considérer qu'ouvrir un vin n'est pas un simple geste qui vous permet de boire ce que vous avez acheté !
Ouvrir une bouteille de vin est en effet le point culminant d'un parcours commencé bien longtemps auparavant, fait de labeur, d'engagement, d'imprévus, d'intempéries, d'attention et bien plus encore !
Cette opération doit donc être effectuée avec soin, tant pour présenter de la manière la plus correcte ce que vous êtes sur le point de faire déguster à vos convives, que par respect envers ceux qui ont tant travaillé pour rendre ce vin disponible tel qu'il est.
Première chose : se munir d'un tire-bouchon digne de ce nom, donc exit le tire-bouchon à double levier – optez, sans hésitation, pour un outil de ce type :

On le trouve dans tous les magasins de cuisine, supermarchés et cavistes, et il reproduit l'outil de prédilection du Sommelier.
L'étiquette tournée vers vos convives, avec un air détaché, utilisez le petit couteau visible sur la photo pour inciser, sur toute la circonférence, la capsule en étain qui protège le bouchon en liège.
Dirigez ensuite la pointe de la mèche en téflon au centre du bouchon et, en maintenant la bouteille ferme de l'autre main, vissez dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à faire entrer toute la spirale.
Il ne reste plus qu'à faire levier avec la partie avant de notre outil pour retirer le liège.
Portez-le au nez et vérifiez si le vin sent le bouchon.
Ce n'est pas difficile à détecter car l'odeur, en cas de défaut, est piquante, désagréable et rappelle le bois pourri.
Versez un peu de vin dans votre verre et procédez à une rapide analyse visuelle, olfactive et gustative.
Rappelez-vous que le vin doit être limpide à la vue en contre-jour et sans particules suspectes en suspension ; je vous rappelle que les nuances de couleur sont le fruit d'une série de paramètres parmi lesquels, par exemple, le cépage, la méthode et la durée du vieillissement ainsi que la façon dont le vin a été conservé.
Bon ou mauvais sont des avis, des opinions subjectives ! Ce ne sont donc pas ces paramètres qui dictent la « justesse » d'un produit !
Le dégustateur doit se limiter à vérifier que les couleurs, les arômes et le goût sont cohérents avec le vin en dégustation.
Pour les vins vieillis, l'oxygénation est nécessaire afin de profiter du véritable parfum et de la saveur du produit ; pour ce type de produits, versez le contenu de la bouteille dans un decanter de ce type en veillant à ne pas laisser tomber les dépôts.

Si tout est en ordre, versez-en une quantité modérée à tous les convives en commençant par la dame la moins jeune.
Pour les verres, je recommande le classique verre de dégustation pour vin rouge jeune

Il peut être utilisé pour tout le repas et pour tous les vins, apéritif compris, évitant ainsi d'encombrer la table de verres de différentes tailles.
Pour les vins pétillants et les blancs jeunes, le seau à glace est indispensable, tandis que j'utiliserais une glacette souple pour un blanc plus structuré lors d'une soirée particulièrement chaude.

Bon dîner et à la prochaine édition de notre guide !





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